ALIMENTATION : LE SAUMON SAUVAGE

Il y  a des années, le saumon  sauvage était  un aliment cher, rare, consommé pour les moments privilégiés comme les fêtes de fin d'année.






Un engouement commercial pour du saumon toute l'année place la France comme un gros consommateur et importateur, , surtout congelés et venant pour la plupart de Norvège et d’Écosse. 
Mais 98% des saumons consommés en France proviennent d'élevage. (chiffre 2024) 
Nous sommes au  4ème  rang mondial !


Les fermes marines élèvent et parquent les poissons par milliers.
le saumon va grandir d’abord dans une cuve d’alevinage puis dans une cage de grillage.
Les conditions d'entassement, de promiscuité, une vie artificielle, nourris et engraissés par des granulés, favorisent les maladies, les transferts de bactéries et de parasites.





Pour les combattre, des traitements, par pesticide aquatique, antibiotiques sont distribués en masse et en prévention. Mais aussi d'autres produits chimiques comme des activateurs de croissances, des hormones...


Par les déjections, et les résiduts, ces produits se retrouvent aussi dans la mer, détruisant une partie de l’environnement marin, notamment le phytoplancton et le zooplancton donc l'alimentation d'autres animaux marins.





Mais ce n'est pas tout. Vous pensez sans doute, comme de nombreux consommateurs, qu'élever des poisssons préserve les espèces et les milieux naturels ? 

Non pas du tout le poisson d'élevage est un fléau écologique !

Les saumons sont nourris de farine fabriquées à partir de déchets et surtout de petits poissons, non consommés par les hommes, (pêche minotière), mais qui représentent la nourriture d'autres espèces, que nous prélevons sans respect des quotas et au mépris de la bonne gestion des ressources marines.

Il faut environ 5kg de petits poisons pour produire 1 kg de saumon, enfin peut on encore appeler "saumon" ce que nous mangeons aujourd'hui ?

Autre fait non négligeable, les poissons captifs attirent des prédateurs, tels les phoques et les oiseaux marins. Des filets de protection sont posés au dessus des cages, les animaux s'y empêtrent et meurent.
On utilise même parfois des sonars électroniques pour perturber les phoques du voisinage !

Et le consommateur ignore même que la fameuse couleur "saumon" de la chair provient des aliments enrichis en colorants chimiques de synthèse et continue à penser que plus la chair est colorée, plus le saumon est de qualité ! 
Désolée de vous faire perdre vos illusions : en milieu naturel le saumon sauvage est de couleur claire.
La qualité du produit final est dissimulée sous le goût de fumé – lui aussi artificiel la plupart du temps.
Ceci donne idée des résidus chimiques que l'on peut trouver dans la chair des poissons qui finissent dans nos assiettes et de la qualité gustative de ces produits !

Face cachée du saumon , enquête de L214  ici 

Qu’il soit frais ou fumé, optez pour une qualité supérieure plus chère mais plus savoureuse. 

 Préférez si vous avez le choix le saumon d’élevage issu du Pacifique Nord. 

A défaut optez pour ceux issus d'élevage bio, plus respectueux de l'environnement et dont l'alimentation est naturelle et les conditions de vie plus saines... ou le Label Rouge, dont le cahier des charges garantit un produit qualitatif.

Un guide pratique sur les produits de la mer :