Comment soigner une toux grasse ?
Même si la toux grasse n’est qu’un symptôme, il est impératif de soigner en priorité la pathologie associée, car cela sera le seul moyen de la faire disparaître totalement.
Néanmoins, les solutions ne manquent pas pour soulager et pouvoir libérer au maximum les voies respiratoires, et il est même possible d’agir en prévention en faisant le nécessaire pour éviter de contracter les maladies qui déclenchent ce désagrément.
Prévenir l’apparition d’une toux grasse
Avant même de développer une pathologie qui amènera une toux grasse, il est possible de la prévenir par le biais d’actions simples dans notre quotidien.
Il est tout d’abord conseillé de ne pas surchauffer son intérieur (la température idéale se situant entre 18 et 20°C), et d’aérer les pièces le plus souvent possible, pour éviter un assèchement des voies respiratoires.
L’utilisation de climatiseurs est également déconseillée pour la même raison.
Il est également important de veiller à avoir les bons réflexes d’hygiène :
Éviter les contacts physiques avec les personnes malades.
Se laver les mains régulièrement au cours de la journée.
Bien mettre sa main devant sa bouche lorsqu’on tousse afin d’éviter les contaminations aériennes.
Utiliser des mouchoirs en papier, qui ne doivent servir qu’une seule fois et être jetés ensuite, plutôt que des mouchoirs en tissu, car ils conservent les microbes.
Enfin, la consommation de tabac est bien sûr nocive et irrite en premier lieu l’appareil respiratoire, pouvant même créer une toux typique, la "toux du fumeur".
Aussi, il est tout d’abord indispensable de ne pas fumer à proximité d’un non fumeur pour éviter le tabagisme passif, qui est tout aussi mauvais que la consommation active.
Au mieux, il reste conseillé d’arrêter de fumer pour éviter ce genre d’épisode de toux, et même pour se garantir une meilleure santé de manière générale.
Médicaments contre la toux grasse
Deux classes de médicaments contre la toux grasse, disponibles en automédication, sont indiquées dans le traitement de la toux grasse, à savoir les expectorants et les mucolytiques.
Il est grandement déconseillé d’utiliser des antitussifs pour traiter ce symptôme, car ils empêchent l’évacuation des sécrétions, et ne permettent donc pas de libérer correctement les voies respiratoires.
Les plus couramment utilisés sont les expectorants, car ils permettent de faciliter l’évacuation des sécrétions, et favorisent donc le dégagement des voies respiratoires. Ils existent sous plusieurs formes, puisqu’ils sont disponibles en comprimés, en solution buvable, en sirops, ou encore en pâtes à mâcher.
Les médicaments mucolytiques sont également une solution à laquelle il peut être indiqué d’avoir recours, car ils ont pour effet de diminuer la viscosité du mucus, et ainsi de rendre son évacuation plus facile. Tout comme pour les expectorants, il est possible de les retrouver sous différentes formes, à savoir en comprimés, en sirops, mais aussi en solutions buvables.
Les pommades et suppositoires Bronchodermine s'appuient, pour leur part, sur des actifs extraits de plantes.
Dans tous les cas, demandez toujours conseil à votre pharmacien(ne) et n'oubliez pas de signaler si vous avez des allergies !
Toux grasse : les traitements naturels
Que ce soit en phytothérapie ou en aromathérapie, de nombreuses solutions d’origine naturelle ont aussi prouvé leur efficacité pour lutter contre la toux grasse, les molécules contenues dans certaines plantes possédant des effets bénéfiques face à ce symptôme.
Phytothérapie
Les études menées au cours des dernières années ont permis d’identifier plus précisément les propriétés de nombreuses plantes, ce qui a permis de leur attribuer les bonnes vertus médicinales.
Ainsi, plusieurs végétaux se montrent bienfaisants face à la toux grasse :
Les feuilles d’eucalyptus, qu’il est conseillé de consommer en infusion. Cette plante jouit de qualités expectorantes relativement puissantes, et permet ainsi de mieux dégager les voies respiratoires. Iphym propose d’ailleurs des feuilles d’eucalyptus prêtes à la consommation.
Les bourgeons de sapin, qui se retrouvent le plus souvent sous forme de sirop ou de bonbons, ont également une puissante action expectorante.
Les feuilles de marrube blanc, à la fois fluidifiant et expectorant, mais aussi antiseptique grâce aux mucilages qu’elles contiennent.Les racines d’échinacée, bénéfiques contre les infections respiratoires.
Les fleurs mondées de bouillon blanc, expectorantes bronchiques et antiseptiques, mais aussi antimicrobiennes pour lutter contre les infections bactériennes.Les feuilles de plantain, que l'on retrouve dans les dispositifs médicaux Aboca, notamment indiquées dans les cas de bronchite chronique, car elles sont des expectorantes douces, mais aussi anti-inflammatoires.
Les feuilles et le bois de lierre, à la fois expectorants et mucolytiques, qui conviennent parfaitement pour faciliter la respiration en dégageant les voies aériennes.Les feuilles d’anis, qui atténuent les inflammations des voies respiratoires et soulagent les douleurs liées à la toux.
Aromathérapie
Les huiles essentielles permettent également de soulager efficacement une toux grasse. Cependant, les indications données ci-dessous n’ont aucunement valeur de prescription médicale, elles sont basées sur leurs usages traditionnels ou historiques, et ne peuvent en aucun cas se substituer à l’avis d’un thérapeute, d’un médecin ou d’un pharmacien. Il est essentiel de bien en connaître les posologies, les voies d’administration et les contre-indications. Dans tous les cas, l’utilisation des huiles essentielles est fortement déconseillée pour les femmes enceintes ou allaitantes, ainsi que pour les enfants de moins de 6 ans.
Un certain nombre d’huiles essentielles pour l'hiver seraient ainsi indiquées contre la toux grasse : Le cèdre de l’Atlas (Cedrus atlantica), expectorant et décongestionnant des voies respiratoires. L’eucalyptus globuleux (Eucalyptus globulus) et l’eucalyptus radié (Eucalyptus radiata), antiseptique respiratoire uniquement pour le premier, mais tous deux décongestionnants, expectorants et fluidifiants des mucosités.Le laurier noble (Laurus nobilis), antalgique et fluidifiant.La lavande aspic (Lavandula latifolia), mucolytique, fluidifiante et antalgique.La myrte rouge (Myrtus communis) qui serait décongestionnante des voies respiratoires, mais aussi fluidifiante et expectorante.Le niaouli (Melaleuca viridiflora), fluidifiant des mucosités respiratoires, mais aussi immunostimulant pour renforcer l’organisme face à l’infection.L’origan compact (Origanum compactum), anti-infectieux majeur, en particulier au niveau des voies respiratoires.Le pin sylvestre (Pinus sylvestris), excellent assainissant aérien qui serait aussi antiseptique.Le ravintsara (Cinnamomum camphora), anti-infectieux très puissant et immunostimulant.Le romarin à camphre (Rosmarinus officinalis camphoriferum), à cinéole (Rosmarinus officinalis cineoliferum) et à verbénone (Rosmarinus officinalis verbenoniferum), tous 3 antiseptiques et décongestionnants respiratoires, ainsi que mucolytiques et expectorants.Le sapin de Sibérie (Abies sibirica), désinfectant aérien dans un premier temps, mais en plus antiseptique, décongestionnant et expectorant.Le thym à linalol (Thymus vulgaris linaloliferum) et le thym à thymol (Thymus zygis), qui seraient d’excellents anti-infectieux polyvalents et des stimulants immunitaires.
Même si les huiles essentielles proviennent de plantes, il faut rester prudent aux allergies, aux contre-indications.
Demandez toujours conseils à votre pharmacien !