Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne : AMAP

Une association pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP) est, en France, un partenariat de proximité entre un groupe de consommateurs et une ferme locale, basé sur un système de distribution hebdomadaire composée des produits de la ferme. C’est un contrat solidaire, basé sur un engagement financier des consommateurs, qui payent à l’avance la totalité de leur consommation sur une période définie par le type de production et le lieu géographique. Ce système fonctionne donc sur le principe de la confiance et de la responsabilité du consommateur.

Une AMAP est : pour le paysan, le maintien de l'activité agricole par la garantie de revenu ;
pour le consommateur, des aliments frais, de saison, souvent biologiques, produits à partir de variétés végétales ou races animales de terroir ou anciennes ;
un prix équitable pour les deux partenaires.
Une telle association est considérée comme participant de l'économie solidaire, selon les critères suivants : un lien direct, sans intermédiaire, entre le producteur et le consommateur ;
les consommateurs s'engagent à l'avance, pour une saison de production ;
ils partagent les aléas climatiques qui peuvent modifier à la baisse, la quantité de produits calculée et planifiée par le producteur ;
le prix du panier est calculé en fonction des coûts de productions et non pas au poids de la marchandise.
Le fermier amortit les aléas de l'économie de marché (il a une vision sur plusieurs mois) et garde une indépendance par rapport au système de grande distribution ; quant aux consommateurs, ils peuvent directement suivre et influencer le mode de culture (souvent biologique ou biodynamique ou agriculture durable).
Les AMAP ont également les ambitions suivantes :
favoriser un dialogue social autour de la sécurité alimentaire et du goût ;
respecter la biodiversité ;
mieux gérer le foncier et maintenir des terres fertiles ;
agir pour l’emploi, par l'installation de nouveaux jeunes agriculteurs;
instaurer des animations sur la ferme, en favorisant le volet pédagogique sur la nature et l’environnement
contribuer à réduire la consommation énergétique en utilisant des légumes produits à coté de son domicile;
réimpliquer le consommateur dans ses choix de consommation.
Fonctionnement
Le partenariat est assuré par un comité de bénévoles qui participe au fonctionnement de l'AMAP.
Ses rôles sont d'assurer le lien avec le producteur pour la communication et l'information, de rechercher d'autres consommateurs, de prendre les inscriptions, d'organiser la distribution, etc. Ils sont liés par un contrat dans lequel l’agriculteur s'engage à fournir aux consommateurs un panier par semaine de produits à un prix équitable définis en toute transparence, tandis que les consommateurs s'engagent en toute connaissance des diverses contraintes à effectuer une permanence à l'accueil de la distribution.
Fin 2007, 750 AMAP approvisionnent en France environ 30 000 familles, soit 90 000 personnes.

En 2024, 2 300 AMAP !

DATES LIMITES SUR LES PRODUITS DE CONSOMMATION

Pour y voir un peu plus clair !


La loi exige qu’une date limite d’utilisation optimale (mention « À consommer de préférence avant le ») ou une date limite de consommation 
(mention « À consommer jusqu’au ») figure sur les produits alimentaires. 

Les deux expressions ne signifient pas la même chose.


· La date limite d’utilisation optimale indique une « durabilité minimale », c’est-à-dire la période pendant laquelle l’aliment conserve toutes ses propriétés spécifiques si il a été correctement conservé. Autrement dit, un produit dont la date limite d’utilisation optimale est expirée ne présente pas de danger, mais le fabricant ne garantit plus ses qualités organoleptiques (goût, odeur, etc.).




· La date limite de consommation est présente sur les produits hautement périssables d’un point de vue microbiologique, qui sont susceptibles de présenter un risque pour la santé en cas de consommation tardive. Ces produits, comme les salades prêtes à consommer, doivent comporter une date limite de consommation, après laquelle ils ne doivent plus être consommés. De surcroît, le fabricant doit expliquer la manière dont le produit doit être stocké afin qu’il reste frais le plus longtemps possible, par exemple à ou en dessous d’une certaine température.

ALIMENTATION : LE SAUMON SAUVAGE

Il y  a des années, le saumon  sauvage était  un aliment cher, rare, consommé pour les moments privilégiés comme les fêtes de fin d'année.






Un engouement commercial pour du saumon toute l'année place la France comme un gros consommateur et importateur, , surtout congelés et venant pour la plupart de Norvège et d’Écosse. 
Mais 98% des saumons consommés en France proviennent d'élevage. (chiffre 2024) 
Nous sommes au  4ème  rang mondial !


Les fermes marines élèvent et parquent les poissons par milliers.
le saumon va grandir d’abord dans une cuve d’alevinage puis dans une cage de grillage.
Les conditions d'entassement, de promiscuité, une vie artificielle, nourris et engraissés par des granulés, favorisent les maladies, les transferts de bactéries et de parasites.





Pour les combattre, des traitements, par pesticide aquatique, antibiotiques sont distribués en masse et en prévention. Mais aussi d'autres produits chimiques comme des activateurs de croissances, des hormones...


Par les déjections, et les résiduts, ces produits se retrouvent aussi dans la mer, détruisant une partie de l’environnement marin, notamment le phytoplancton et le zooplancton donc l'alimentation d'autres animaux marins.





Mais ce n'est pas tout. Vous pensez sans doute, comme de nombreux consommateurs, qu'élever des poisssons préserve les espèces et les milieux naturels ? 

Non pas du tout le poisson d'élevage est un fléau écologique !

Les saumons sont nourris de farine fabriquées à partir de déchets et surtout de petits poissons, non consommés par les hommes, (pêche minotière), mais qui représentent la nourriture d'autres espèces, que nous prélevons sans respect des quotas et au mépris de la bonne gestion des ressources marines.

Il faut environ 5kg de petits poisons pour produire 1 kg de saumon, enfin peut on encore appeler "saumon" ce que nous mangeons aujourd'hui ?

Autre fait non négligeable, les poissons captifs attirent des prédateurs, tels les phoques et les oiseaux marins. Des filets de protection sont posés au dessus des cages, les animaux s'y empêtrent et meurent.
On utilise même parfois des sonars électroniques pour perturber les phoques du voisinage !

Et le consommateur ignore même que la fameuse couleur "saumon" de la chair provient des aliments enrichis en colorants chimiques de synthèse et continue à penser que plus la chair est colorée, plus le saumon est de qualité ! 
Désolée de vous faire perdre vos illusions : en milieu naturel le saumon sauvage est de couleur claire.
La qualité du produit final est dissimulée sous le goût de fumé – lui aussi artificiel la plupart du temps.
Ceci donne idée des résidus chimiques que l'on peut trouver dans la chair des poissons qui finissent dans nos assiettes et de la qualité gustative de ces produits !

Face cachée du saumon , enquête de L214  ici 

Qu’il soit frais ou fumé, optez pour une qualité supérieure plus chère mais plus savoureuse. 

 Préférez si vous avez le choix le saumon d’élevage issu du Pacifique Nord. 

A défaut optez pour ceux issus d'élevage bio, plus respectueux de l'environnement et dont l'alimentation est naturelle et les conditions de vie plus saines... ou le Label Rouge, dont le cahier des charges garantit un produit qualitatif.

Un guide pratique sur les produits de la mer :